Six maximes à appliquer pour ne pas se couper de son équipe!

Le désir de reprendre les rênes de son destin et s’affirmer explique en partie l’attirance des actifs français, qu’ils soient salariés ou chômeurs, pour la création d’entreprise.

Savoir s’approcher de l’autre, se comprendre, se respecter ne sont pas des leçons emblématiques de notre époque. Des figures illustres ont, au travers de l’Histoire, exprimé l’importance d’oeuvrer à plusieurs en bonne intelligence. Au travers de sentences courtes et évocatrices, ils livrent un concentré d’expériences qui nous éclaire encore aujourd’hui.

  1. « La première qualité d’un prince est de connaitre ses sujets »,

Il s’agit de considérer l’équipe non pas dans sa globalité mais dans ses différentes composantes. Le manager ne peut se limiter à la seule efficacité collective. Il risquerait de verser dans la technocratie en gommant l’humanité de chaque collaborateur, unique, qui ne peut se résumer à sa participation au chiffre d’affaires. Le n+1 doit s’intéresser réellement à la personne. Car connaître ne veut pas dire côtoyer mais être curieux des envies, des émotions, des inquiétudes, des difficultés et des besoins de l’autre.

Comment l’appliquer? Réservez sur votre agenda un quart d’heure par jour afin d’écouter les gens de façon informelle, hors de toute pression des résultats.

  1. « C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi », Voltaire

Le philosophe dénonce l’égoïsme et le repli sur soi qui est stérile. J’ajouterai le narcissisme, terme inconnu au siècle des Lumières, si répandu et exploité aujourd’hui par le marketing et flatté par les réseaux sociaux. Cette sentence c’est pour moi l’anti-selfie. En faisant cavalier seul, on ne travaille pas pour plus grand que soi, on se coupe des autres. Dès lors il n’y a plus de respect, de partage, de compréhension et de tolérance. Pourtant de la connexion et de la confrontation naissent de beaux projets.

Comment l’appliquer? Participez à des groupes de travail transverses pour vous frotter à la diversité et apprendre à jouer collectif.

  1. « Si c’est la raison qui fait l’homme, c’est le sentiment qui le conduit », Jean-Jacques Rousseau

La raison c’est la tête qui analyse, décide, agit et organise. Le sentiment c’est le coeur, l’émotion, l’empathie, l’enthousiasme seuls capables d’enclencher une dynamique. On parle aussi de l’intelligence du coeur, c’est elle qui pousse à avancer, à aller versles autres. Il faut simplement veiller à ce que celle-ci soit bienveillante et positive.

Comment l’appliquer? Evitez de vouloir tout contrôler, exprimez votre propre ressenti et laissez votre entourage exprimer le sien.

  1. « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface », Victor Hugo

La « tête que fait » autrui face à une remarque reflète ce qu’il vit en son for intérieur. La forme c’est tout ce qui relève du non verbal et c’est le seul moyen d’accéder au fond chez l’autre. Les deux sont indissociables. Dans une relation on distingue 3 V: le verbal, le vocal et le visuel. Le manager a intérêt à être attentif à ces 3 V pour repérer parmi ses collaborateurs les signes d’un malaise ou d’un contentement. De son côté, il lui faut être cohérent, aligné entre ce qu’il dit et ce qu’il éprouve, sinon ses messages ne passeront pas. L’auditoire percevra les contradictions entre le fond et la forme.

Comment l’appliquer? Creusez les propos de votre interlocuteur au moindre doute sur l’interprétation que vous en faîtes et restez authentique dans votre discours.

  1. « Quand on sait entendre, on parle toujours bien », Molière

Bien écouter permet de bien reformuler et de se placer sur le bon registre pour se faire comprendre. Les mots justes viennent alors aisément et tout le monde se trouve sur la même longueur d’ondes. Chacun pourra développer sa pensée.

Comment l’appliquer? Lâchez prise pour être dans l’ouverture.

  1. « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit »,

La discrétion est une vertu managériale. Savoir passer l’éponge, après une explication en tête-à-tête, sur les ratés ou dérapages d’un collaborateur, construit ou consolide la confiance. A l’inverse, polémiquer en public sur ce qui ne va pas, risque de desservir le fautif et de participer à noircir sa réputation. Surtout si les commérages s’en mêlent.

Comment l’appliquer? Remerciez en public et critiquez en privé en évitant, si possible, toute trace écrite.